26-03-19, 17:47:21
(je ne sais ce que fait la "tentative de rendu" dans les deux cas ; les valeurs possibles sont "Perceptive", "Saturation", "Colorimétrie relative", "Colorimétrie absolue". Je n'ai pas fait d'essais comparatif.
Les différents rendus correspondent à différentes façons de s'accommoder des limitations du gamut de l'imprimante :
(i) on ne peut pas avoir des couleurs très saturées
(ii) le «noir» papier n'est qu'un gris plus ou moins foncé, et le «blanc» papier n'est qu'un gris très léger.
Le mode perceptif est une adaptation des couleurs du document de manière à restreindre la gamme de ses valeurs à la gamme «noir-blanc» du papier, de telle sorte qu'on n'aura d'écrêtage ni pour les noirs, ni pour les blancs (et donc pas de noirs bouchés notamment). Par contre, contrairement à ce qu'on lit parfois, ce rendu ne fait rien de spécial pour lutter contre les limitations de saturation : un ton trop saturé ressort comme la couleur la plus voisine dans ce que sait faire l'imprimante, point barre.
Le mode saturation devrait lutter contre cet écrêtage de saturation, mais en pratique, ça n'existe pas : c'est la même chose que le mode perceptif (ou bien je n'ai jamais su voir la différence)
Le mode colorimétrie relative ne pratique pas ce rétrécissement de la gamme des valeurs ; en conséquence, quand la couleur tombe dans le gamut de l'imprimante, elle est imprimée telle quelle, sans modification. Gros succès chez les ultras de la gestion de la couleur ! L'ennui est que ça donne précisément des noirs bouchés — aussi des blancs cuits, mais bien moins gênant — et que c'est insupportable quand on imprime sur papier mat. Pour remonter le moral de ces ultras, Adobe a donc inventé la «compensation des noirs» pour supprimer les noirs bouchés, mais il n'y a pas de miracle, cela revient à remonter le niveau des noirs avant de les envoyer à l'imprimante, tout comme le fait le rendu perceptif (d'une autre façon, toutefois, ce qui fait que ce qui arrive aux tons hors gamut n'est pas tout à fait la même chose). Mais le gros argument de vente du relatif, que les couleurs ne sont pas modifiées à l'intérieur du gamut, ne tient plus...
Le mode colorimétrie absolue n'aucun intérêt, dans la mesure où il simule une erreur de balance des blancs correspondant à la différence de température des couleurs entre le profil ICC du document et les 5000 K qui constituent la norme pour l'examen visuel des impressions.
Bref, en pratique, on n'a le choix qu'entre le perceptif et la colorimétrie relative, mais cette dernière ne tient que si on a également la compensation du point noir, laquelle me semble problématique dans Affinity Photo.
Les différents rendus correspondent à différentes façons de s'accommoder des limitations du gamut de l'imprimante :
(i) on ne peut pas avoir des couleurs très saturées
(ii) le «noir» papier n'est qu'un gris plus ou moins foncé, et le «blanc» papier n'est qu'un gris très léger.
Le mode perceptif est une adaptation des couleurs du document de manière à restreindre la gamme de ses valeurs à la gamme «noir-blanc» du papier, de telle sorte qu'on n'aura d'écrêtage ni pour les noirs, ni pour les blancs (et donc pas de noirs bouchés notamment). Par contre, contrairement à ce qu'on lit parfois, ce rendu ne fait rien de spécial pour lutter contre les limitations de saturation : un ton trop saturé ressort comme la couleur la plus voisine dans ce que sait faire l'imprimante, point barre.
Le mode saturation devrait lutter contre cet écrêtage de saturation, mais en pratique, ça n'existe pas : c'est la même chose que le mode perceptif (ou bien je n'ai jamais su voir la différence)
Le mode colorimétrie relative ne pratique pas ce rétrécissement de la gamme des valeurs ; en conséquence, quand la couleur tombe dans le gamut de l'imprimante, elle est imprimée telle quelle, sans modification. Gros succès chez les ultras de la gestion de la couleur ! L'ennui est que ça donne précisément des noirs bouchés — aussi des blancs cuits, mais bien moins gênant — et que c'est insupportable quand on imprime sur papier mat. Pour remonter le moral de ces ultras, Adobe a donc inventé la «compensation des noirs» pour supprimer les noirs bouchés, mais il n'y a pas de miracle, cela revient à remonter le niveau des noirs avant de les envoyer à l'imprimante, tout comme le fait le rendu perceptif (d'une autre façon, toutefois, ce qui fait que ce qui arrive aux tons hors gamut n'est pas tout à fait la même chose). Mais le gros argument de vente du relatif, que les couleurs ne sont pas modifiées à l'intérieur du gamut, ne tient plus...
Le mode colorimétrie absolue n'aucun intérêt, dans la mesure où il simule une erreur de balance des blancs correspondant à la différence de température des couleurs entre le profil ICC du document et les 5000 K qui constituent la norme pour l'examen visuel des impressions.
Bref, en pratique, on n'a le choix qu'entre le perceptif et la colorimétrie relative, mais cette dernière ne tient que si on a également la compensation du point noir, laquelle me semble problématique dans Affinity Photo.
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